Pas de licenciement pour faute grave pour le commercial qui tenait un fichier de 2'200 femmes avec commentaires sexistes
11 novembre 2025
La Cour d'appel de Paris avait été saisie du cas d'un ancien responsable commercial de la société de gestion Moneta Asset Management, congédié pour faute grave suite à des signalements de plusieurs collaboratrices à son sujet dénonçant des propos sexuels à leur égard. Cerise sur le gâteau: l'employeur avait découvert que ce commercial utilisait son CRM (logiciel de gestion clients) pour y glisser des notes contenant des "observations désobligeantes voire dégradantes portant sur les attributs réels ou supposés de certaines de [ses] rencontres féminines". Ainsi qu'un tableau Excel fichant illicitement les données personnelles de 2'200 femmes, qualifiées de targets (cibles) et assorties de "commentaires particulièrement déplacés à leur endroit" tels que "leurs statuts de célibataire ou non, leurs physiques ("mimi" ou pas), leurs couleurs de cheveux et la taille de leurs attributs sexuels".